L'histoire de la thanatopraxie chez plusieurs peuples à différentes périodes.

 

I : Les Chinchorros

 

La civilisation Chinchorros est une civilisation remontant à 5 000 avant JC. C’était un peuple de pêcheurs qui vivait le long de la côte Nord du Chili. C’est en 1983, que le premier cimetière fut découvert, on y déterra 96 momies âgées de 7 000 ans, les plus vieilles du monde.

Les Chinchorros avaient une technique hors du commun pour momifier leurs défunts. La première étape était l’ablation des viscères. En effet, ils incisaient l’abdomen, ôtaient les viscères puis enlevaient la fine peau ainsi que la chair recouvrant les os. Ils ne conservaient en fait que la peau extérieure.

Ils extrayaient ensuite le cerveau, avant de procéder à la reconstitution du corps avec un processus hors du commun. En effet, ils redonnaient sa forme initiale au corps en se servant de bâtons pour renforcer la colonne vertébrale, les jambes et les bras.

Ils appliquaient ensuite sur les os une épaisse couche d’argile et de fibres végétales pour remodeler la silhouette. La reconstitution achevée ils tendaient la peau du mort, en complétant si besoin avec de la peau d’otarie.

Les embaumeurs enduisaient la peau d'une mince couche de pâte à base de cendres qui durcissait au séchage. La momie n'avait plus qu'à être peinte et parée de quelques atouts pour lui donner une apparence « vivante ». Elles portaient des perruques faîtes de cheveux humains, des casques ou des masques.

Les momies chinchorros n'étaient pas enterrées tout de suite. Elles étaient d'abord exposées un certain temps puis on les plaçait dans les tombes.

 

 

II : Les Paracas

 

La civilisation Paracas est originaire du Pérou. Elle est née vers 400 avant JC et possède une méthode de conservation très surprenante. En effet, le principe consistait à conserver le corps par des moyens naturels. Ayant habillé le défunt, on laissait les organes en place avant de replier ses genoux sur sa poitrine. Le corps était ensuite lié à l'aide de cordes et de couches de tissu. Pour former une masse compacte, on plaçait ensuite une fausse tête au dessus de ce cocon.

On le momifiait par la suite grâce à d'immenses pièces de tissu mesurant jusqu'à 20m de long et 6 m de large et composées principalement de coton ou encore de laine de Camélidés(lama, etc..).

De cette manière, le tissu absorbait les substances liquides et le corps se desséchait au cours du temps.

Pour finir, on plaçait ce fardeau dans une chambre funéraire entouré de nombreux objets du quotidien ainsi que de produits alimentaires avant de tout ensevelir.

 

III : Les Chinois dans l’Antiquité

 

Les momies chinoises sont les mieux conservées du monde. Elles étaient enterrées très en profondeur, afin d'être conservées au frais. Mais cet élément est largement insuffisant pour expliquer cette conservation.

Les corps étaient protégés par un drap de soie très serré. Il faisait jusqu’à vingt fois le tour du corps. Ce drap, privant le corps d'oxygène, a ainsi pu inhiber le développement des bactéries.

Les corps étaient ensuite placés dans plusieurs cercueils laqués ( jusqu’à 4 )où ils baignaient dans un liquide dont nul ne connaît la composition mais possédant une légère acidité ainsi que du cinabre ( censé augmenter la longévité de la conservation) . Les chambres mortuaires étaient ensuite entourées de charbon. Enfin, une étanchéité presque parfaite était assurée par une couche d'argile, d'un mètre d'épaisseur. Les quinze mètres de terre recouvrant les tombeaux leurs permettaient de conserver une température froide et constante.

 

II : Les Egyptiens dans l’Antiquité

Les méthodes d’embaumement égyptiennes étaient basées sur la volonté de vivre dans l’au-delà. Très complexes, ces opérations donnaient d'excellents résultats et se déroulaient comme suit sur une durée de 70 jours.

·    Extraction du cerveau puis des viscères par une incision réalisée dans le flanc gauche, à l'aide d'un silex tranchant. Le cœur restait dans le corps.

·    Une fois vidée la cavité abdominale était nettoyée au vin de palme, partiellement remplie de bitume ou de résine avant d'être recousue.

·    Traitement des viscères: élimination de leur contenu, déshydratation au natron, onction et application de résine fondue. Après avoir été traitées, les viscères étaient déposés dans des vases.

·    Embaumement provisoire du corps avec des résines aromatiques, le corps restant recouvert de natron pendant 40 jours.

·    Embaumement des cavités du corps avec de la myrrhe broyée et des aromates. Les embaumeurs plaçaient des yeux artificiels dans les orbites.

·    Traitement de l'extérieur du corps avec de la résine fondue.

·    Enveloppement du corps par des bandelettes d'une étoffe finement tissée. Pour éviter la chute des ongles, on entourait les doigts des mains et des pieds un par un de petites bandelettes. Le corps pouvait alors recevoir son emballage externe, un réseau de bande plus large. Les bandelettes étaient imprégnées d'une préparation collante et aromatique.

Les embaumeurs prenaient bien soin de conserver les moindres fragments de chair ou d'os, qui étaient déposés près du cercueil. Le défunt, croyait-on, avait besoin de chaque parcelle de lui-même dans l'au-delà.
Un tel embaumement était long et coûteux. Il était surtout réservé aux rois et aux riches dignitaires.

 

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D’autres civilisations incinéraient leur défunt. Il s’agit principalement des peuples méditerranéens comme les Grecques, les Romains, les Corses, mais aussi d'autres peuples comme les Hindous, les Mayas.

 

 

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